Histoire de la commune

La commune de Pont-Péan est officiellement née le 1er janvier 1986. C’était auparavant un hameau ouvrier de Saint-Erblon, loin du bourg.

La lande de Tellé

La lande de Tellé (anciennement Teslé) a été le siège des premiers peuplements. Une nécropole, constituée de deux tumuli et d’un menhir, y avait été établie durant la préhistoire. De cette période, seule demeure la trace d’un tumulus, transformé au Moyen Âge en motte castrale (château fort primitif).

Un lieu de passage important

À l’époque gauloise, un chemin franchissait la Seiche à l’est du lieu-dit La Planche. Il y eut ensuite une voie romaine dont le tracé reste incertain, puis une route royale, ancêtre de celle qu’on appelle encore la « route de Nantes » et qui constitue l’épine dorsale de la commune. Pour traverser la Seiche, plusieurs ponts, de bois puis de pierre, se sont succédé au cours des siècles. Le pont actuel a été construit en 1762 par le duc d’Aiguillon. Au moment de l’ouverture d’une quatre voies, en 1990, il y passait près de vingt mille véhicules par jour.

Du pont payen au pont pean

On a longtemps interprété l’appellation Pont Péan comme une déformation de « pont payant » car il fallait autrefois acquitter un péage pour franchir le pont sur la Seiche. Mais les vieux documents d’archives suggèrent d’autres hypothèses.

Les plus anciennes formes connues du toponyme apparaissent dans le manuscrit des Réformations de la Noblesse de Bretagne. En 1427, ce manuscrit mentionne un « Amaury du Hallay, sieur du manoir du pont payen », puis en 1513 « Jan de la Serpaudaye, sieur du pont pean ». Or, payen et ses variantes pean ou péan sont des noms dérivés du latin paganus, paysan…

Le manoir, qui a depuis fait place à la Ferme des Peupliers (aujourd’hui en Chartres-de-Bretagne), était voisin du pont sur la Seiche. Et un village, d’abord dit « du pont pean », s’est peu à peu développé au sud du pont. L’exploitation, à partir de 1730, d’une mine de plomb argentifère en a fait la singularité.

1427 – Amaury du Hallay sieur du manoir du pont payen

1448 – Amaury du Hallay sieur de l’hostel de pont payen

1513 – Jan de la Serpaudaye sieur du pont pean

 

1565 – Christophe Tituau (sr du Pont-payen)

Le début de l’urbanisation

La première opération de lotissement date de 1928. On annonçait la réouverture de la mine et l’embauche imminente de centaines d’ouvriers. Pour les loger, une « cité de la mine » a alors été bâtie en quelques mois au sud de l’agglomération. Mais la découverte de l’escroquerie qui se cachait derrière ce projet a brutalement mis fin au rêve d’une reprise de l’activité minière. Les maisons de la cité ont été adjugées, en 1933, à trois associés qui les ont ensuite revendues une à une à des ouvriers et retraités.

Une commune née en 1986

La commune de Saint-Erblon s’est longtemps développée sur deux pôles, distants de quatre kilomètres : le bourg rural et le hameau ouvrier de la route de Nantes. Tout était en double : deux écoles publiques, deux cantines, deux clubs de foot-ball, deux églises et même deux cimetières… Il s’en est suivi une scission, entérinée par un arrêté préfectoral en date du 4 juillet 1985, prenant effet le 1er janvier 1986. Et quand il a fallu donner un nom officiel à la nouvelle commune créée à partir du territoire de Saint-Erblon, le choix s’est porté sur Pont-Péan (avec un trait d’union).

Recueil des armoiries de plusieurs seigneurs et noblesses de Bretagne

(manuscrit du XVIIe siècle)

1639 – le Pont pean

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