Les lingettes sont constituées de fibres synthétiques ultrarésistantes. Elles ont la fâcheuse habitude de s’accrocher à la moindre aspérité des canalisations d’assainissement, et à s’agglomérer créant ainsi des obstacles à l’écoulement des eaux usées. L’accumulation de ces déchets dits « solides » dans les réseaux d’assainissement provoque donc :
- D’importantes dégradations et dysfonctionnements d’ouvrages : échauffement et casse des pompes de relevage, engorgement des dégrilleurs de stations d’épuration…
- L’obstruction et l’arrêt du transfert des effluents puis la montée en charge des réseaux.
Ces dysfonctionnements peuvent engendrer le débordement d’eaux usées chez les usagers et / ou le déversement d’eaux usées en surface entraînant une pollution des cours d’eau.
L’accumulation des lingettes dans les réseaux d’assainissement et dans les stations d’épuration provoque ainsi :
- L’augmentation des interventions sur le matériel pour l’entretenir, le réparer voire le remplacer,
- La nécessité de mettre en place une surveillance renforcée,
- Le temps passé et l’entretien du matériel font augmenter le coût de fonctionnement et d’exploitation des installations.
- L’obstruction et l’arrêt du transfert des effluents puis la montée en charge des réseaux.
Certains fabricants de lingettes incitent pourtant les usagers à les jeter dans les toilettes en portant sur les emballages des mentions « biodégradables », voire
« peuvent être jetées à l’égout » ! Il ne faut en aucun cas se fier à ces mentions.
La « biodégradabilité » d’une lingette nécessite en réalité un temps long (plusieurs mois) et en tout cas très supérieur à celui de son séjour dans le réseau (quelques heures). Les lingettes doivent être jetées à la poubelle.