75 ans du 8 mai 1945

A l’occasion des 75 ans du 8 mai 1945, une commémoration était organisée devant le monument du Souvenir, sans public et en respectant les préconisations contre la pandémie. A cette occasion Michel Demolder, futur maire de Pont-Péan, a lu le discours du président de la République.

Patrick Lemoine, président de l’UNC a cité les noms des soldats morts pour la France, puis il a ensuite proposé une minute de silence pour les deux soldats morts en OPEX cette année.

Jean Luc Gaudin, maire de Pont-Péan a souhaité revenir sur cette commémoration en quelques mots :

Le 8 mai 1945 est une date historique bien évidemment, c’est la fin d’un invraisemblable cauchemar que le monde a vécu.

La fin de la guerre la plus meurtrière qui fut depuis l’origine des temps.

La fin d’une guerre qui aura vu la mise en œuvre des moyens les plus sordides dans leur sophistication pour tuer délibérément par milliers, les juifs, les communistes, les handicapés et tous les opposants à ce régime nazi.

La fin d’une guerre au cours de laquelle, notre police sous le régime de Vichy se sera faite complice des Allemands.

La fin d’une guerre pendant laquelle la population française dans sa grande majorité ne savait à qui se fier entre désinformation et peur légitime d’une armée allemande prête à tout pour établir son pouvoir.

Mais c’est aussi le début d’une autre ère.

Le début d’une société française nouvelle, qui se dote de moyens pour mieux répartir les richesses, mieux assurer la population face à la maladie, ouvrir les droits aux femmes, en bref mettre en pratique ce que le Conseil National de la Résistance a réfléchi durant la période de guerre pour une société plus juste et respectueuse de tous.

Il faut revenir un instant sur ce que fut ce CNR. A la fin de la guerre quelques femmes et hommes, tout en résistant aux Nazis, ont rêvé d’un monde meilleur, couchant leur réflexion sur un petit cahier d’écolier, discutant pendant plusieurs mois entre les différents courants de la résistance de l’époque, les communistes bien évidemment, les socialistes également.

Ce fut le général De Gaulle qui après la guerre, reconnaissant envers ces hommes et ces femmes le mis en place avec un gouvernement de coalition.

Notre société actuelle est toujours basée sur ces piliers que sont la sécurité sociale pour tous, la retraite par répartition, le droit syndical, …

C’est le début également d’une notion nouvelle qui pourrait amener les nations du continent européen à réfléchir à une autre gouvernance. Ce sont les prémices de l’Europe, un territoire sur lequel la paix régnera. Un territoire sur lequel l’union serait toujours là pour endiguer les mauvais jours, qu’ils soient liés à l’économie ou à la santé.

Ces notions et espérances ont été pour certaines appliquées, pour d’autres elles restent au stade d’espérance.

La période sanitaire que nous traversons ne manque pas de réinterroger nos systèmes de gouvernance, les réalités territoriales, les bonnes échelles de décisions.

A l’heure où beaucoup encore s’évertuent à savoir si le COVID 19 est Chinois, Américain ou Italien, il est plus que nécessaire d’ouvrir les yeux et nos réflexions pour revenir aux fondamentaux. Alors que, de par les moyens de communication et de déplacements que nous connaissons, nous sommes devenus peu ou prou citoyens du monde, il est simplement anachronique de vouloir se refermer sur des frontières administratives dépourvues de toute réalité face à l’action d’un virus, tout autant que face à la mise en place d’une économie mondiale.

Pour commémorer celles et ceux qui, au nom de leurs idéaux de paix, de respect de tous, de liberté, ont accepté au péril de leur vie de se battre et de vaincre la doctrine nazie pour que des jours meilleurs soient notre quotidien, œuvrons à la consolidation de l’Union Européenne pour qu’elle devienne plus solidaire.

Jean Luc Gaudin

Maire de Pont-Péan

 

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×